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Picto de Coz Pors

Coz Pors

Trégastel

  • Crédit photo : B. Torrubia
  • Crédit photo : B. Royer
  • Crédit photo : B. Torrubia
  • Crédit photo : B. Torrubia

à propos

Dans le secteur de la baie de Coz Pors, vous pourrez observer de nombreux rochers de granite rose aux formes originales. Avez-vous aperçu au-dessus de l'Aquarium Marin la statue blanche qui se dresse sur les chaos granitiques ? Baptisée « Jésus sauveur du monde » lors de son édification en 1869, elle a par la suite été surnommée « Le Père Éternel ». Peinte en blanc, cette statue sert d’amer aux marins.

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LA STATUE DU SAUVEUR DU MONDE : LE PERE ETERNEL

Pendant la saison balnéaire, le regard des nombreux touristes qui visitent ou passent leurs vacances à Trégastel, est attiré par une colossale statue érigée sur le sommet d’un chaos indescriptible de rocs, près de la plage du Coz-Pors, et connue sous le nom du « Père Eternel ». Il faut s’en approcher de très près pour se rendre compte qu’elle n’est pas en granit, mais composé d’un aggloméré de pierres, de sable et de ciment. Toute patinée par le temps, elle a pris le coloris exact du socle sur lequel elle repose. Les esprits curieux se demandent quel original a édifié cette énorme statue en un tel endroit, et aussi ce qu’elle peut signifier.

Précisons d’abord qu’elle a été modelée sous le rectorat de J.J. Bouget, qui en a vraisemblablement établi la maquette et surveillé l’exécution. Aucun nom de sculpteur ne figure sur le monument dont la bénédiction eut lieu le 24 juillet 1869. Nous relevons dans le cahier de la paroisse les lignes suivantes qui expliquent la pensée profonde du recteur : «Considérant que les grèves sont continuellement visitées par des étrangers et qu’un grand nombre d’habitants, surtout des pauvres, gagnent leur vie sur la mer qui souvent leur sert de tombeau, voulant élever leurs pensées vers Dieu et leur apprendre à sanctifier leurs peines, on a placé sur un rocher sur un rocher la statue de « Jésus Sauveur du Monde » devant laquelle nos marins se découvrent en lui adressant une prière. On a profité du passage d’une évêque missionnaire pour la bénir en présence d’un nombreux clergé et de fidèles. Sans doute nous aurions aimé la statue plus belle et plus digne de celui qu’elle représente mais le Bon Dieu qui regarde les intentions aura égard à la bonne volonté et à la pensée de foi de ceux qui l’y ont placée. »

Parmi les signataires, nous relevons les noms de Daniel, curé doyen de Lannion et d’Yves-Marie, évêque de Drandu, coadjuteur.

Après cette bénédiction solennelle, J.J. Bouget conçut le projet de transformer en une sorte de sanctuaire deux grandes excavations se trouvant à la base de l’amoncellement granitique. Pour cela, il fit obstruer par une solide maçonnerie les espaces vides, aménagea une fenêtre et deux portes et sépara enfin par une muraille pourvue d’une porte de communication les deux pièces ainsi créées. La plus petite devait servir de sacristie et la plus grande était réservée aux fidèles. Il termina l’agencement en dallant l’intérieur et en disposant tout autour des parois quelques statues en bois de vénérables saints. Que sont-elles devenues ? Aux dires des anciens du pays, elles ont dû être brulées. Un escalier, taillé dans le roc permettait d’accéder à ce sanctuaire qui reçut e nom charmant de « Coz-Ilis » (la vieille église). C’était bien cela en effet. De temps à autre, toujours selon les anciens du pays, le recteur en personne venait y célébrer les offices et y baptisait même les nouveau-nés. On se représente sans peine le caractère à la fois impressionnant et pittoresque que devait revêtir les cérémonies religieuses en un pareil lieu. Malgré soi, on songe à l’époque très lointaine pendant laquelle les premiers chrétiens persécutés se réunissaient clandestinement pour célébrer leur culte. Par la suite, quelques tempêtes ont endommagé la statue. Pour la renforcer, les artisans lui ont donnée l’apparence qu’on lui connait aujourd’hui, celle du Père Eternel sans la croix.

Les successeurs du recteur Bouget ne partagèrent pas les conceptions de ce dernier, car « Coz-Ilis » ne tarda pas à être désaffectée. Elle devint l’asile successif de trois familles de pêcheurs en quête de logement. En 1940, les Allemands chassèrent les troglodytes et utilisèrent leur caserne pour y déposer des munitions estimant qu’elles étaient là en parfaite sécurité.

Quelques mois après la Libération, le Syndicat d’Initiative et la municipalité, après avoir effectué des travaux d’aménagement nécessaires, transformèrent une des grottes en Musée Préhistorique. Puis, en 1967, furent construits les premiers bassins qui poseront les bases de l’Aquarium Marin. Ainsi, l’œuvre du regretté recteur a survécu sous une autre forme. Là-haut, juché sur son rocher, le «Jésus Sauveur du Monde » qui a parfaitement résisté à toutes les intempéries, semble étendre sa paternelle bénédiction sur le paysage titanesque et sur les pêcheurs qui partent en mer.

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  • En partie accessible
  • Parking autobus
  • Parking

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