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Picto de Kerguntuil

Kerguntuil

Trégastel

  • Allée couverte

à propos

Datant de plus de 2000 ans av. J-C, les mégalithes de Kerguntuil sont d'admirables vestiges des constructions de l'homme du néolithique. Ces monuments de pierres assemblées aux dimensions spectaculaires (l'allée couverte mesure 9 mètres de long, le dolmen pèse 20 tonnes), font partie des incontournables de votre visite. Vous découvrirez la manière dont nos ancêtres interprétaient le monde et la mort : ces monuments qui auraient servi de sépulture collective contiennent aussi des gravures symboliques. 

En savoir +
LES MEGALITHES DE KERGUNTUIL
Extraits du livre d’Emmanuel Mazé « Le passé retrouvé » (épuisé)

L’ALLEE COUVERTE
En 1930, un archéologue hollandais, A.-E. Van Giffen, fit l’acquisition d’un vase néolithique provenant de l’allée couverte de Kerguntuil. Neuf années plus tard, juste avant la Seconde Guerre Mondiale, cet archéologue et son équipe procédèrent aux fouilles du tumulus de la Motta à Lannion où le résultat s’avéra très positif. L’alerte rouge est donnée et c’est le branle-bas dans la commune où l’on ne veut absolument pas que des étrangers, même experts en archéologie, s’occupent des affaires du pays. Tout le monde, mené par Maxime Gourhant, est sur le pied de guerre pour organiser la fouille le 20 mars 1930.
« Une fois dégagé dans ces grandes lignes, l’allée couverte apparut intacte dans sa plus grande partie. Certains blocs latéraux, cependant, ayant subi des déplacements soit par affaissement du sous-sol, soit par déplacements volontaires au moment de la construction des talus, il fut décidé de procéder, avant toute fouille, à une remise en place et à une reconsolidation générale. » Extrait de Ouest-Eclair du 20 mars 1939 (Y.B.)
On peut donc voir, en bordure d’un champ de la ferme de Kerguntuil, dans l’axe du talus, le fameux monument tel qu’il fut restauré en 1939. L’édifice comporte 12 supports verticaux agencés en deux rangs parallèles. Ces pierres soutiennent quatre grandes dalles horizontales. L’ensemble est à peu près orienté est-ouest. Deux des supports nord portent sur la face interne des mamelons sculptés en relief, ordonnés par paires sur une ligne horizontale légèrement ondulée et avec un polissage soigné de la bande sur laquelle ils font saillie. On compte ainsi 8 paires. Sous chacune d’elles, on peut encore, malgré la désagrégation du granite, deviner un « U » gravé. Les archéologues pensent qu’il s’agit de la représentation multiple de la grande déesse néolithique, une déesse-mère, figurée symboliquement par ses seins bien hémisphériques et son pectoral ; à moins que ce « U » ne soit l’évocation du ventre fécond de la divinité.
Liste des éléments retrouvés dans l’allée couverte :
- Une hache en pierre polie
- Un formoir de potier
- Une pierre percée
- Un goulot d’amphore
- Une pointe de flèche taillée dans le silex
- Des urnes funéraires
- Des pièces de dallage
- Des morceaux de briques
- Traces de bronze et de minerai de fer

LE DOLMEN DE KERGUNTUIL
Le dolmen de Kerguntuil est un des plus grands du Trégor. Sa dalle mesure six mètres de long sur trois mètres vingt-cinq de large et pèse quelque vingt tonnes. Elle repose sur trois grands supports d’une hauteur moyenne de deux mètres. On remarque les vestiges d’une réutilisation (pierre de maçonnerie, cheminée…) pour servir d’habitation.
Les deux monuments de Kerguntuil sont les ruines de sépultures collectives du néolithique. Les archéologues, se basant sur des édifices du même temps, disent que l’allée couverte devait se trouver sous un tumulus de terre, qu’un muret délimitait à la base. L’entrée originelle devait logiquement se faire au sud et non au nord comme elle a été pratiquée lors de la fameuse restauration de 1939. D’autre part, le datage n’a pu être fait qu’en comparaison avec les deux monuments similaires de la région (Crec’h Quillé à St Quay-Perros et Prajou Menhir à Trébeurden) qui eux, ont été fouillé et restaurés avec toute la rigueur nécessaire. Il s’agit de sépultures du néolithique final (vers 2000 ans avant J.-C.). Quant au dolmen, on n’a aucune indication relative à sa structure primitive. Cependant, il paraît certain que les vestiges qu’on voit aujourd’hui ne sont que la chambre sépulcrale d’un monument imposant qui comportait, en plus, un couloir d’accès plus ou moins long avec une dalle de fermeture. L’ensemble était probablement recouvert soit d’un tumulus de pierres sèches parfaitement agencé, un cairn, soit d’un tumulus de terre.
Voir aussi le menhir de Trémarch, route du Calvaire.

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  • En partie accessible
  • Parking

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