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Picto de Île Renote

Île Renote

Trégastel

  • ©/CRTB
  • Crédit photo : B. Torrubia
  • Crédit photo : B. Torrubia

à propos

Ancienne île rattachée au continent en 1895, la presqu’île Renote conte une histoire humaine et géologique exceptionnelle. Occupée depuis 5 000 ans, elle présente un chaos granitique remarquable qui dessine un paysage naturel unique. Façonné par la mer, sculpté par le sel, le sommet des amoncellements rocheux s’est parfois creusé en cuvettes (ou crevasses) surnommées « bidets de la vierge » ou « empreintes du diable ». Vous pourrez retrouver le rocher que l’on appelle ici « La palette du peintre ». Attention à ne pas vous rendre dans les îles avoisinantes sans vérifier les horaires des marées, les courants sont ici très dangereux.

En savoir +
ILE RENOTE : Silex and the city of Trégastel
De Roger LE DOARE

A la fin des années 40, une brochure du syndicat d’initiative de Trégastel s’intitulait, Trégastel, cité préhistorique. Les fouilles de cette époque dans les allées couvertes confirmaient ce label du moins 3000 ans avant JC. En fait, depuis de longues années, les chercheurs avertis trouvaient des éclats de silex travaillés sur l’ensemble de la côte. Néanmoins la découverte récente à l’île Renote, de grattoirs très élaborés nous amène à une autre époque, l’époque moustérienne qui se termine vers 30 000ans avant JC. De quoi élaborer le scénario suivant :
Nous sommes en 42 014 avant J.-C... Toute la planète semble obéir aux lois de la sélection naturelle... Toute ? Non : une côte résiste encore et toujours à l'évolution.
A la poursuite des rhinocéros laineux, arrivés depuis le sud où la température commence à atteindre tous les étés plus de 40 degrés à cause d’un réchauffement inéluctable, des homo sapiens sapiens s’installent sur la presqu’île Renote qui ne porte pas encore ce nom. Curieusement le niveau de la mer et la température correspondent cette année- là à celle que nous connaissons aujourd’hui. Aussi ce n’est pas par hasard que cette petite tribu s’installe dans ce lieu où il fait bon vivre.
Ils ont quitté les cavernes du Lot mais trouvent beaucoup de charme à nos amas rocheux et rapidement y apprécient un confort analogue avec vue sur mer. Ils s’installent ainsi dans le crec’h de Renote face à la baie de Sainte Anne au sud. Une source et une mare (aujourd’hui Toul an Gwiz : le trou de la truie) apportent l’eau douce. En face sur l’emplacement du futur Tourony (le trou du phoque), des bois de chênes leur apportent du combustible en plus des ajoncs de la presqu’île. Des traces de foyers indiquent encore l’emplacement de leur cuisine. De l’autre côté, face au nord de nombreux îlots dont le Dé, déjà là, leur offre la pêche à pied et peut-être s’initient-ils déjà aux barrages de pêcherie en découvrant les marées qui ne manquent pas de leur jouer parfois de dramatiques tours en cet endroit toujours dangereux. ? Mais ne sont-ils pas là, ces homos sapiens sapiens pour devenir encore plus sapiens et donner souche aux néantrégastelliens qui ne se feront plus surprendre par la marée ?
A la fin du paléolithique, quelques milliers d’années plus tard, la mer aura envahit leur site en montant d’une dizaine de mètres mais ils se seront retirés dans les terres en laissant leur atelier de silex que nous découvrons aujourd’hui.
25.000 ans plus tard, au néolithique, leurs descendants retrouveront avec le même plaisir l’île Renote des homos sapiens. Cette fois, ils sont plus nombreux et pourront construire de grandes tombes, les allées couvertes. Leur cimetière à Crech ar Lia couverte prouve la pérennité de l’occupation des lieux.
A l’âge du bronze vers 200 ans avant JC, les nouvelles générations n’enterreront plus leurs morts mais les incinéreront en déposant leurs cendres dans des urnes à Castel Menguy encore à l’île Renote.
Ils voudront aussi marquer la présence d’un de ces cimetières en érigeant une stèle, à l’endroit où naitra le Trégastel moderne.
A côté de cette stèle, désormais dans l’office de tourisme qui avait lancé la Cité préhistorique, se trouvent les restes du petit musée autrefois sous le Père Eternel grâce à la volonté de Maxime Gourhant l’un des pionniers de la reconnaissance patrimoniale préhistorique de Trégastel. Une modeste vitrine rappelle ainsi 40 000 ans d’histoire grâce aux petits cailloux ramassés avec beaucoup de perspicacité depuis des années et hier encore par des Trégastellois et Trégastelloises.

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  • En partie accessible
  • Parking

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