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Picto de Plage de la Grève Blanche

Plage de la Grève Blanche

Trégastel

  • Crédit photo : B. Torrubia
  • Crédit photo : B. Torrubia
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à propos

Grève Rose, Grève Blanche : le tombolo de sable qui relie le littoral à l’Île aux Lapins marque la frontière entre un sable épais et rose à l’ouest et un sable fin et blanc à l’est. À marée basse, vous pouvez accéder à pied à l’Île aux Lapins et à l’Île Seigle, face à la plage. Avez-vous repéré « la couronne du roi Gradlon » ? Le profil souverain de ce rocher domine le paysage.

En savoir +
L'HISTOIRE ET LA LEGENDE DE ZANTIG 
Inventaire général 2006 – Conseil Général des Côtes d’Armor
(Selon le témoignage oral de Sylven Gourvil).

La renommée de "Zantig" naît à partir du moment où ce trégastellois a habité une sorte de "maison troglodyte" sur l'Île aux Lapins (encore appelée « l'Île aux Croix », en référence à un naufrage), face à la Grève Blanche, entre les deux guerres. Zantig y avait construit vers 1930, un abri maçonné sous un rocher, une sorte d'habitation, qui fut bientôt appelée et connue sous l'appellation "Le rocher à Zantig". Zantig vivait de la pêche à pied et en bateau (à bord de son canot "Les Perdreaux", 4, 50 m, peint au coaltar), pêche qu'il vendait aux touristes et à la population locale.
Il utilisait un va-et-vient pour relier l'île à la terre ferme proche. Il pratiquait aussi le petit élevage et braconnait volontiers la "sauvagine" avec un fusil à broche, datant de la guerre 1914-1918. On raconte qu'un coq blanc gardait son île en son absence. Il fut cependant chassé pendant la seconde guerre mondiale et dut se réfugier dans une maison abandonnée de la Grève Blanche. Il avait peu d'amis sauf celui que l'on appelait du surnom de "Loutre", qui vivait lui-même dans un blockhaus, comme d'autres marginaux, le « père Adam » qui habitait l'abri sous roches du "Père Eternel ».
Son décès survenu en 1968, fut aussi l'objet d'interprétations différentes : pour les uns, il serait décédé d'une pneumonie ; on l'aurait trouvé déshabillé et rasé de près sur son lit ; son corps fut transporté à l'église avec les honneurs d'un ancien combattant, et fut inhumé au cimetière ; pour les autres, la version diffère, décédé dans sa crèche, il aurait été transporté par les "gwénojen", sortes de lutins et enterré au cimetière de Trégastel. Zantig termina sa vie hors de son île auprès d'une femme qui habitait "Run Ruz" (maison de Ch. Le Goffic).
Zantig écrivait, chantait, exprimait ses idées avec un rire effrayant. Il fut autant diabolisé que redouté et estimé, peut-être à cause du fait qu'il représentait dans l'imaginaire local, un personnage "libre" de paroles et d'actes, vivant une forme d'insularité sauvage "rêvée", "fantasmée".
Zantig fit même éditer des cartes postales auprès des éditions Waron et Vallée de Trégastel, dans la collection "la Bretagne pittoresque", le représentant dans ses différentes attitudes et pratiques vers 1933, se jouant ainsi du regard des autres et mettant en scène son personnage et sa "représentation", en participant de la construction de sa "légende" et de sa popularité.
Zantig exerçait et exerce encore aujourd'hui une sorte de séduction et de fascination pour un personnage "en marge", très populaire, quoiqu'effrayant, à cause de l'ambiguïté de sa personnalité de ses extravagances ou de son excentricité.

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